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Auteur / Théâtre / Je ne suis pas ta chose.
Je ne suis pas ta chose - piece de theatre - costume du démon rouge (c) Jay Kyro
© Jay Kyro
Titre : Je ne suis pas ta chose.
Type : Pièce de théâtre.

(en cours d'écriture)
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DescriptifAvancement - Note d'intention - Bonus - Equipe  
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 DESCRIPTIF

Une petite fille qui veut faire plaisir à sa maman et qui se plie à ses caprices. Jusqu’au jour où la maman se change en un énorme démon rouge, mangeur d’enfant. C’est au père, appelé à la rescousse, qu’il revient alors la tâche de divertir l’effrayant démon, de lui faire oublier son appétit pour ainsi ramener la maman.
Sur sa lancée, le père va profiter des faibles forces de sa propre mère pour jouer au marionnettiste : la grand-mère fatiguée n’est plus qu’un jouet entre les mains de son fils. Mais la petite fille revient et compte bien sauver sa grand-mère.
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 AVANCEMENT

Ecriture en cours
Ce texte est actuellement en cours d"écriture. Les éléments ci-dessous sont tirés du dossier de demande d'aide à l'écriture déposé en avril 2008 auprès de l'association Beaumarchais. Réponse à partir du 7 juillet 2008!
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 NOTE D'INTENTION

La chosification
Dans cette pièce, mes personnages ont chacun leurs démons. Ce sont ici des démons qui chosifient : qui se chosifient eux-même pour s’offrir à l’autre ou qui chosifient cet autre. Au final, ces démons n’ont qu’un seul but : la fusion avec l’autre pour construire à deux une chose qui se suffit à elle-même.
« Je ne suis pas ta chose », c’est le cri intime et salvateur de l’être qui lutte contre ses propres démons et les démons des autres.

Le rôle du père
Face à une mère surpuissante et dévorante, j’ai voulu montrer l’importance du rôle du père, comme un rempart, un garde-fou pour la mère. C’est au père qu’il revient d’aider la mère à retenir ce démon dévorant. D’un père mou et effacé devant sa femme, j’ai voulu montrer toute l’importance de son soulèvement, de cette prise de conscience de son indispensable intervention pour empêcher la fusion de la mère et l’enfant.
C’est un éloge au pouvoir de distraction du père.


L’esthétique des monstres et l’univers marin
Les personnages des dessins animés de Hayao Miyazaki (Le voyage de Chihiro, Princesse Mononoké, Le Château ambulant...) m’ont beaucoup influencé dans la création des démons de la pièce. Dans ses dessins animés, Hayao Miyazaki crée des personnages à deux visages, des personnages qui tiennent à la fois du bien et du mal et qui sont, en cela, bien plus humains que les personnages archétypés du monde de Disney.
Pour cette famille où les mères mènent la danse, j’ai voulu baigner l’histoire dans la mer. Cette image de la mer sera mon fil conducteur onirique tout au long de l’écriture et participe de beaucoup à la construction des démons (le démon rouge comme une grosse anémone de mer, le père-algues, le père-clown, la petite fille pantin qui flotte). La mer sera ensuite une indication essentielle pour la scénographie, le son, les costumes et le jeu des comédiens.


Les comptines pour enfants
Les personnages chantent parfois des comptines pour enfants dont les paroles prennent ici un sens nouveau : elles soulignent la monstruosité des personnages en même temps qu’elles amènent à s’interroger sur le sens originel de ces comptines surannées, transmises de générations en générations.
« Savez-vous planter les choux ? » devient ici le prétexte d’une cannibalisation du corps de l’enfant par sa mère.
« Une chanson douce » (Titre original: "Le loup, la biche et le chevalier", Paroles : Maurice Pon, Musique : Henri Salvador) illustre la transmission d’une histoire fusionnelle mère-fille où la mère chevaleresque et sa fille rejettent ensemble le père-loup.
« Meunier, tu dors », c’est finalement la victoire de Don Quichotte sur les moulins à vent, quand le père devenu clown réussit à endormir le démon rouge de la mère.
« Maman, les p’tits bateaux » devient la chanson d’un fils libéré de l’emprise maternelle et qui, de retour sur ses deux pieds, prend le contrôle de sa mère.


La lignée des corps
Tous les personnages seront joués par deux corpulences : un comédien élancé et une grande comédienne plantureuse.
Le comédien jouera : La petite fille pantin, la petite fille (sauf 3ème tableau), le père algues, le père et le père clown. Pendant les deux premiers tableaux, la petite fille a donc le même corps que son père. Tout comme lui, elle se plie aux caprices de la mère.
La comédienne jouera : La mère, le démon rouge et la petite fille (du 3ème tableau). La petite fille du 3ème tableau grandit en abandonnant le corps mou du père pour s’incarner dans le corps maternel. C’est en même temps le signe de son égale puissance d’avec la mère et la menace de voir à nouveau surgir le démon rouge, mais cette fois à travers la fille qui a hérité du corps de la mère.
Si les comédiens différencient la manière de jouer dans leur corps, ils gardent néanmoins leur propre corpulence. Incarner deux personnages dans un même corps, c’est leur donner une filiation, un lien de chair qui passe par la corpulence du comédien.
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 EXTRAIT DU TEXTE

Extrait du tableau Tableau 2 :

Après que le démon rouge de la mère s'est réveillé et a emmené avec lui le pantin de la petite fille.
Dans un coin de la scène, la petite fille se parle à elle-même. Au centre de la scène, le démon rouge parle au pantin et rejoue avec le pantin les scènes évoquées par la petite fille.


LA PETITE FILLE
Au début, quand j’allais à l’école, je pleurais beaucoup.

LE DEMON ROUGE
Ma fille pleure, je suis heureuse ! Elle veut rester avec moi ! Elle pleure pour me faire plaisir ! Ma fille pleure, elle m’aime, elle veut rester avec moi pour toujours. Moi aussi, j’aime ma fille. Je pleure en partant de l’école. Je suis triste de voir ma fille pleurer. Je lui fais au revoir de la main. Et quand je reviendrai, je la prendrai entre mes bras, je l’embrasserai.
Je l’aime tellement !

LA PETITE FILLE
Et quand maman venait me chercher à l’école, elle me serrait très fort dans ses bras. C’est comme si elle avait eu peur de ne plus jamais me revoir.

LE DEMON ROUGE
Ah ! Ma chérie ! Nous voilà à nouveau rassembler pour toujours...
Jusqu’à la prochaine fois.

LA PETITE FILLE
Je me disais : « Si maman a peur, c’est qu’elle doit savoir quelque chose de terrible et qu’elle ne veut pas me le dire. Peut-être qu’un jour, ma maman ne reviendra pas ? »
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 BONUS

Quelques esquisses du costume du démon rouge de la mère :

costume de théâtre avec armature métallique pour le démon rouge (c) Jay Kyro

© Jay Kyro
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 EQUIPE

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