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| Julien
Daillère |
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English  |
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Titre
: Deux petits chats
Type : Court métrage (DV, couleurs)
Réalisateur : Aleksander Solum
Productions : Munin
Film - 03/2006 |
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DESCRIPTIF
Un garçon, une
fille, un flottement, pas mal d'hésitations et une histoire
qui suit son cours, doucement.
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JEU D'ACTEUR
On
prend les
mêmes et on recommence
Ce court métrage traite d'une hisoire entre un
garçon et une fille, qui ont vécu pas mal de
choses ensemble, qui se sont aimés et qui, après
un flottement, se sont séparés et se retrouvent
un peu, doucement. Pour jouer en quelques jours de tournage, sans
répétitions, une relation aussi riche entre deux
êtres qui ont vécu tant de choses ensemble, nous
avons eu un avantage : Béryl et moi nous connaissions. Nous
jouions ensemble depuis mai 2005 une courte pièce de
théâtre dans des bars : "La
première enquête de l'Histoire".
Aleksander, le
réalisateur, était d'ailleurs venu nous voir.
La
direction
d'acteur
J'ai bien aimé la façon dont nous dirigeait
Aleksander parce qu'on avait beaucoup parlé du film avant et
finalement, au moment du tournage, on se comprenait très
bien. On répétait un peu avant la prise et il
partait de ce qu'on avait fait pour nous guider lors des prises, mais
très peu. Par petites touches. On jouait un peu à
l'aveuglette parfois car il ne soufflait pas un mot. Puis il faisait
quelques remarques et elles nous semblaient
évidentes, claires. J'entends par là qu'il ne
nous surprenait pas dans ses remarques, il n'était pas
déstabilisant. Et finalement, sa confiance et la vision de
son film qu'il arrivait si bien à faire passer nous ont
permis de jouer, certes avec quelques incertitudes sur la direction
dans laquelle nous allions, mais finalement avec une grande confiance
dans sa capacité à nous remettre sur la bonne
route au moment où il le fallait. Je crois qu'il s'est servi
de nos errances, parfois, pour nourrir les personnages.
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© A. Solum / Munin Film

© A. Solum / Munin Film |
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SYNOPSIS
(par
le réalisateur)
L'aliénation dans les sociétés
modernes est un problème que l'actualité remet
régulièrement sur le devant de la
scène. Ce film explore la façon dont un individu
peut parfois s'éloigner de ses besoins et désirs
fondamentaux.
Les allers et venues entre le rythme quotidien des deux personnages, et
celui, triste et monotone, du paysage urbain, créent un lien
indicible qui touche à la possession mystique. C'est ainsi
que, guidée comme par un instinct étrange, le
personnage féminin rend une visite inattendue à
l'ex-petit ami avec lequel elle a rompu auparavant.
La simple recherche de chaleur et de compréhension qui la
guide vers lui s'efface devant la raison qu'elle revendique : Elle se
croit enceinte et, perdue, vient lui demander conseil sur ce qu'ils
doivent faire. Lui ne voit là qu'une situation qui pourrait
la conduire à aller plus loin encore. Il
préfère d'abord ne prendre part à
rien, effrayé de sentir peser sur sa vie des
éléments sur lesquels il pense n'avoir aucune
prise.
Il s'isole et, au calme, parvient à comprendre les
émotions qui l'animaient, elle. Il entrevoit finalement le
désir qu'elle essayait d'exprimer.
Lorsqu'il la rejoint chez elle, ils se retrouvent tous les deux dans
cette situation où rien n'est plus à dire ou
à faire si ce n'est d'accepter l'autre tel qu'il se
présente. Parce que même si certains
événements demeurent
incompréhensibles, beaucoup de situations douloureuses sont
aussi l'occasion de faire preuve de tendresse.
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© A. Solum / Munin Film |
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NOTE D'INTENTION DU REALISATEUR
Avec ce film, j'ai voulu montrer l'importance de
l'intérêt sincère et de l'empathie pour
les autres. J'ai choisi de construire une histoire à partir
d'émotions de la vie quotidienne pour illustrer ce message
sous forme d'une hypothèse visuelle dans laquelle les
souvenirs d'expériences éparses se rassemblent
pour former un tout qui, comme un souvenir du passé, est
tout à la fois distant et très proche.
Ce film est mon premier projet réalisé en France.
Cela fut particulièrement intéressant de
constater que, quelque soit l'endroit où l'on se trouve dans
le monde, l'élément humain d'une histoire peut
prendre forme et trouver prise dans l'interprétation d'un
environnement extérieur. Ce fut un plaisir de travailler en
France et avec une équipe française.
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© A. Solum / Munin Film |
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ANECDOTES
Un
tournage à la norvégienne
Le réalisateur, le
chef-op et la preneuse de son étaient norvégiens
(sauf un jour de
tournage avec un ingé son anglais). Restaient la
maquilleuse, Béryl et
moi pour les Français. Inutile de préciser que
lorsqu'une équipe
technique vous tourne autour avec tout le matériel en
parlant
norvégien, ça laisse perplexe. Au final, on finit
par apprendre des
rudiments de norvégien et puis Aleksander, le
réalisateur, parlait très
bien français. En tout cas, ça fait une petite
effervescence
cosmopolite dépaysante.
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© A. Solum / Munin Film |
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EQUIPE
Avec
:
Béryl
COUTAT
Julien DAILLERE
Equipe
technique :
Scénario / Réalisation / Montage - Aleksander
SOLUM
Cherf opérateur : Tore HOLBERG
Preneurs de son : Rick LIMENTANI et Mette LILLEBY
Maquillage - Leïla CAUDRILLIER
Photographe plateau - Un peu tout le monde, Leïla (qui fait
aussi
de la photo) et Béryl ont souvent pris l'appareil.
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De g. à d. : Julien Daillère,
Aleksander
Solum, Tore Holberg, Béryl Coutat
© A. Solum / Munin Film |
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