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ACTIONS

 "MAL AUX PIEDS" - COURT METRAGE

Descriptif - Diffusions - Message - Bonus - Anecdotes - Equipe - Remerciements

Début : 06/2004
Fin : 12/2004
N° RPCA : 112790 - Réalisateur : Julien Daillère
Statut actuel : Le court métrage a été réalisé et monté. Nous travaillons actuellement à sa diffusion. Contact diffusion : Julien

Image affiche Mal aux pieds
© FilmacoZ

Image tournage Mal aux pieds
© P-A Danis
 

Image tournage Mal aux pieds
© P-A Danis


Descriptif : Un à un, des militaires passent à tabac un prisonnier de guerre sous le regard de leur supérieur hiérarchique. Tout s'arrête lorsque l'un d'eux refuse de frapper l'homme à terre en prétextant avoir mal aux pieds.
Le film s'inspire des images diffusées au printemps 2004 concernant les mauvais traitements de prisonniers de guerre par des militaires en Irak à la prison d'Abou Ghraib. Le film a été tourné le 25/09/2004 dans un local à Paris avec une caméra numérique VX 2000 de Sony (et une Super 8...)
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Diffusions :
A venir :

Passées :
15-18/2005 : Festival du film experimental Carbunari 2005 (Roumanie) organisé par le Florean Museum
17-27/10/2005III International Festival of Cinema and Human Rights (Espagne)
01/11/2005Ciné Gilou, à 18h00, en première partie de "Punishment park" (Peter Watkins) au bar La Caravane à Paris
08-09/10/2005 : M'as-tu-vu, projection de courts métrages à La Rochelle (bar La Casamance 19h le 8 et 15h le 9)
08-09/10/2005
: Festi'VAL D'OISE du Court au Cinéma Le Conti à L'Isle d'Adam (95)
02-10/09/2005 : Festival Off-Courts de Trouville - 6è rencontre de courts métrage France / Québec - Programme "Politik"
12/08/2005 à 19h00 : Leith Film Festival à Edimburgh - Ecosse
08/07/2005 à 16h00 : Les Jours J d'Orléans - Musée des Beaux-Arts d'Orléans
17/06/2005 : Festival Nouveau Cinéma par Cinéfac à 17h - Université Paris 2 : 92, rue d'Assas - 75006 Paris
15/06/2005 : Festival Nouveau Cinémapar Cinéfac à 20h - Forum des Images : Forum des Halles - Place Carrée - 75001 Paris Entrée libre
14/06/2005 : Festival Nouveau Cinéma par Cinéfac à 20h - Studio des Ursulines : 10, rue des Ursulines - 75005 Paris - Entrée libre.
19/05/2005 : La Nuit du court métrage par Bulldog Association à Amiens
13/05/2005 : Projection "Les yeux dans l'Oreille" par L'Oreille qui Traîne - Rouen
12-13-14/05/2005 : 4ème Festival du court métrage d'Altkirch (Alsace)
29/04/2005 : 4ème Festival vidéo d'Orléans - Vendredi 29 avril à 20h00 à l'UGC Place d'Arc à Orléans (2, Pl. Nicolas Copernic).
09/04/2005 : Festival Clap 89 - Samedi 9 avril à 14h30 au Théâtre municipal de Sens (21 bis, bd des Garibaldi).
03 et 04/04/2005 : Festival International du Film des Droits de l'Homme de Paris - Dimanche 3 avril à 20h30 et lundi 4 avril à 14h30 au cinéma Bastille (4, rue du Faubourg Saint-Antoine, 75011 Paris) en première partie du long métrage "Baghdad 2003" du Collectif Incounter Productions. Projections suivies d'un débat avec les réalisateurs.
22/03/2005 : Nuit des Arts - Mardi 22 mars à 20h30 à La Loco (Paris).
28/01/2005 : Projection "Arkham & co" - Vendredi 28 janvier à 19h.
27/01/2005 : Projections Courts - Jeudi 27 janvier 2005 à 20h30 à l'UGC Ciné Cité Bercy : Prix spécial du jury
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Message :
Pourquoi commencer le film sur les visages seuls?
L'objectif de ce film était de montrer avant tous des hommes avant d'évoquer ce qu'ils sont en train de faire (passer un prisonnier à tabac). Quand les médias ont dénoncé les sévices ayant été perpétrées en Irak, à la prison d'Abou Ghraïb, les militaires en cause ont été immédiatement associés à leurs actes. L'opinion publique et les médias ont très souvent parlé d'eux comme des "barbares" (= "étranger", au sens premier du mot), comme étant "inhumains". Mais les décrire comme "inhumains" ou "barbares", c'est se réconforter soi-même, se dire que l'on n'aurait jamais fait ça, "nous", et que "ces gens-là" ne sont pas comme nous. La démarche tentée dans ce court métrage était de ramener ces hommes parmi les hommes afin que chacun se sente réellement concerné par ce que d'autres ont fait. Ce n'est pas excuser ces hommes que de les présenter comme des hommes, c'est au contraire leur redonner toute la responsabilité de leurs actes. C'est aussi tenter d'amener chacun à se questionner par rapport à sa propre réaction face aux processus de violence collective.

Que signifient les vidéos / photos du générique?
Ces courts passages vidéos terminés par une photo avec un comédien qui pose devant un cadavre sont inspirés d'une série de photos réelles. Des militaires à Abou Ghraib se sont réllement mis en scène d'une façon similaire. Ils posaient en souriant devant un cadavre. Nous avons repris plusieurs détails des photos réelles (blessure à la tempe et gaze sur les yeux pour le corps à terre, gants turquoise, bonnet noir, grand sourire et pose penchée avec le pouce relevé pour les militaires). Pour voir les deux photos prises en références, cliquez sur les liens suivants : photo 1 - photo 2 (nous vous renvoyons sur le site du Guardian pour des raisons de droits).
Le but était de rappeler au spectateur les images qu'il a pu voir rapidement au moment de leur diffusion en masse. Ces images rappellent également l'état d'esprit dans lequel ont été perpétrés les actes de violence à la prison d'Abou Ghraib. Après un court métrage qui présente plutôt des militaires hésitants, ces images vont dans la direction diamétralement opposée avec une revendication affichée des actes commis. Comme la réalité, le film ne se voulait pas tout blanc ou tout noir.

Quel est le but des phrases sous les photos du générique?
Entre la présentation raccourcie façon télé-réalité et les "Aime / Aime pas" d'Amélie Poulain, ces phrases peuvent, au premier abord, prêter à rire. Ces phrases sont aux photos ce que le sourire du militaire est au cadavre : d'un ridicule mal placé. Elles visent aussi à dire que chacun de ces hommes et femmes ont eu une vie avant Abou Ghraib, qu'ils ont fait (et sont donc capables de faire), au quotidien, des choix allant à l'encontre de la pression d'un groupe, de leurs proches ou d'une norme. Ces phrases interviennent, tout comme les photos, en échos par rapport au film qui aborde la pression psychologique du groupe et de la hiérarchie.

Bonus :
Les photos du film et du tournage sont disponibles sur le site du photographe de plateau, Pierre-Alain DANIS : cliquez ici

Anecdotes :
Super 8 ou pas?
Un problème de bobine avec la Super 8 nous a obligés à n'utiliser que les images prises avec la caméra numérique. Pendant le tournage, la caméra numérique avait heureusement doublé tous les plans de la Super 8. Cela a permis de retraiter les images numériques avec un filtre "Super 8" (mis au point par Nathanaël) pour leur donner l'aspect voulu.

Dans quoi ont-ils tapé?
Durant le tournage, les comédiens avaient un sac de sable à leurs pieds. C'est dans ce sac qu'ils donnaient des coups de pieds pendant le tournage des premiers plans "Super 8".

Combien de temps a duré le tournage?
Un week-end : 25-26 septembre 2004. Le samedi après-midi a servi aux répétitions. C'était plus une mise en ambiance. Les comédiens ne se connaissaient pas. Ils allaient pourtant devoir jouer ensemble une scène de violence collective dans laquelle l'énergie de groupe est primordiale. Il fallait donc créer ex-nihilo avec les comédiens un début de complicité, d'aisance… autour d'un sujet pas forcément évident. Ils ont donc passé leur samedi après-midi à taper ensemble dans un sac, à parler de leurs propres réactions ou de la psychologie de leur personnage face à cette violence.
Le dimanche, le tournage a duré toute la journée. Entre les comédiens, la "mayonnaise" avait bien pris la veille. Un peu trop parfois, ce qui causa quelques problèmes de concentration par moments. Mais c'était peut-être le prix à payer pour obtenir d'eux l'impression d'un groupe soudé, avec une certaine inertie. C'était en tout cas notre but principal.

Boutons et cernes pour les comédiens. Problèmes de peau ou maquillage?
En ce qui concernent le teint blafard et les petits boutons d'irritation roses sur la peau, c'est du maquillage. Des militaires en situation de guerre sont forcément fatigués et stressés. Leur peau devait aider à traduire cette situation. Ce fut le travail de Katty. Le dos du prisonnier à terre lui a également valu pas mal de travail mais le résultat en valait la peine.
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Equipe :

Avec par ordre d'apparition :

Un homme - Erik SEBAKHI
Un homme - Franck MONSIGNY
Un homme - Julian MANIRAHO
Une femme - Stéphanie SENECHAL
Un homme qui dit non - Loïc LEFEBVRE
Un homme à terre - Najib TOUAHRIA
Une femme - Mélanie VIDAL
Un homme - Franck SUEDE
Un homme en voix off - Yves DENNECY

Equipe technique :

Réalisation / Scénario - Julien DAILLERE
1er Ass. Réalisation / Cadre / Montage - Nathanaël LE SCOUARNEC
Directeur photo numérique / Chef op - Benjamin RUFI
Directeur photo Super 8 - Emilie LACOURT
Maquillage - Katty BRAILLON
Photographe de plateau / du générique - Pierre-Alain DANIS
Making of - Bruno "Kéro" Van RENTERGHEM
Décors/costumes/accessoires - Julien DAILLERE
Ass. décoration - Aurélie CHAMP et Isabelle BUSIGNY
Régie - Raphaël EYBERT-BOUILLIER
Traduction (anglais) : Korre FOSTER
Sous-titrage (anglais) : Nathanaël LE SCOUARNEC
Remerciements :

Les Cinéastes de la Colline
Association GOGNOL / HervéLEMAIRE
Maison du Film Court(MFC)
Régie Immobilière de la Ville de Paris (RIVP) :
Gilbert ULRICH, Stéphanie AMOROS,
Dominique FOULON et Marc ZIELINSKI
AXA J-L CORNET / Delphine
RVZ / William
Loca-Images / Patrick
Emilie LACOURT

Remerciements particuliers à :

Kristell LOZAC'HMEUR
Yannick DANGIN-LECONTE
Boris PARDON
Johan GAUTHIER
Sébastien MACCARI
Pierre et Marie LINANT-de-BELLEFONDS
Corinne SOULIE pour ses conseils avisés,
Antoine FRANGE pour sa lointaine présence.
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