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Julien
Daillère |
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Réalisateur
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Vidéo / Mal aux pieds
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DESCRIPTIF
Un à un, des
militaires passent à tabac un prisonnier de guerre sous le
regard de leur supérieur hiérarchique. Tout
s'arrête lorsque l'un d'eux refuse de frapper l'homme
à terre en prétextant avoir mal aux pieds.
Le film s'inspire des images diffusées au printemps 2004
concernant les mauvais traitements de prisonniers de guerre par des
militaires en Irak à la prison d'Abou Ghraib. Le film a
été tourné le 25/09/2004 dans un local
à Paris avec une caméra numérique VX
2000 de Sony (et une Super 8...)
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MESSAGE
Pourquoi
commencer le film sur les visages seuls?
L'objectif de ce film était de montrer avant tous des hommes
avant d'évoquer ce qu'ils sont en train de faire (passer un
prisonnier à tabac). Quand les médias ont
dénoncé les sévices ayant
été perpétrées en Irak,
à la prison d'Abou Ghraïb, les militaires en cause
ont été immédiatement
associés à leurs actes. L'opinion publique et les
médias ont très souvent parlé d'eux
comme des "barbares" (= "étranger", au sens premier du mot),
comme étant "inhumains". Mais les décrire comme
"inhumains" ou "barbares", c'est se réconforter
soi-même, se dire que l'on n'aurait jamais fait
ça, "nous", et que "ces gens-là" ne sont pas
comme nous. La démarche tentée dans ce court
métrage était de ramener ces hommes parmi les
hommes afin que chacun se sente réellement
concerné par ce que d'autres ont fait. Ce n'est pas excuser
ces hommes que de les présenter comme des hommes, c'est au
contraire leur redonner toute la responsabilité de leurs
actes. C'est aussi tenter d'amener chacun à se questionner
par rapport à sa propre réaction face aux
processus de violence collective.
Que
signifient les
vidéos / photos du
générique?
Ces courts passages vidéos terminés par une photo
avec un comédien qui pose devant un cadavre sont
inspirés d'une série de photos
réelles. Des militaires à Abou Ghraib se sont
réllement mis en scène d'une façon
similaire. Ils posaient en souriant devant un cadavre. Nous avons
repris plusieurs détails des photos réelles
(blessure à la tempe et gaze sur les yeux pour le corps
à terre, gants turquoise, bonnet noir, grand sourire et pose
penchée avec le pouce relevé pour les
militaires). Pour voir les deux photos prises en
références, cliquez sur les liens suivants : photo 1
- photo 2
(nous vous renvoyons sur le site du
Guardian pour des
raisons de droits).
Le but était de rappeler au spectateur les images qu'il a pu
voir rapidement au moment de leur diffusion en masse. Ces images
rappellent également l'état d'esprit dans lequel
ont été perpétrés les actes
de violence à la prison d'Abou Ghraib. Après un
court métrage qui présente plutôt des
militaires hésitants, ces images vont dans la direction
diamétralement opposée avec une revendication
affichée des actes commis. Comme la
réalité, le film ne se voulait pas tout blanc ou
tout noir.
Quel
est le but des
phrases sous les photos du
générique?
Entre la présentation raccourcie façon
télé-réalité et les "Aime /
Aime pas" d'Amélie Poulain, ces phrases peuvent, au premier
abord, prêter à rire. Ces phrases sont aux photos
ce que le sourire du militaire est au cadavre : d'un ridicule mal
placé. Elles visent aussi à dire que chacun de
ces hommes et femmes ont eu une vie avant Abou Ghraib, qu'ils ont fait
(et sont donc capables de faire), au quotidien, des choix allant
à l'encontre de la pression d'un groupe, de leurs proches ou
d'une norme. Ces phrases interviennent, tout comme les photos, en
échos par rapport au film qui aborde la pression
psychologique du groupe et de la hiérarchie.
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BONUS
* Les photos du film et du tournage
sont disponibles sur
le site du
photographe de plateau, Pierre-Alain DANIS.
* Vous pouvez aussi voir le film depuis le lien prévu
à cet
effet, en haut de cette page, à droite de la photo.
* Une critique du film
par Damien Froidurot sur le site
de Cistellusne.
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ANECDOTES
Super
8 ou pas?
Un problème de bobine avec la Super 8 nous a
obligés à n'utiliser que les images prises avec
la caméra numérique. Pendant le tournage, la
caméra numérique avait heureusement
doublé tous les plans de la Super 8. Cela a permis de
retraiter les images numériques avec un filtre "Super 8"
(mis au point par Nathanaël) pour leur donner l'aspect voulu.
Dans
quoi ont-ils
tapé?
Durant le tournage, les comédiens avaient un sac de sable
à leurs pieds. C'est dans ce sac qu'ils donnaient des coups
de pieds pendant le tournage des premiers plans "Super 8".
Combien
de temps a
duré le tournage?
Un week-end : 25-26 septembre 2004. Le samedi après-midi a
servi aux répétitions. C'était plus
une mise en ambiance. Les comédiens ne se connaissaient pas.
Ils allaient pourtant devoir jouer ensemble une scène de
violence collective dans laquelle l'énergie de groupe est
primordiale. Il fallait donc créer ex-nihilo avec les
comédiens un début de complicité,
d'aisance… autour d'un sujet pas forcément
évident. Ils ont donc passé leur samedi
après-midi à taper ensemble dans un sac,
à parler de leurs propres réactions ou de la
psychologie de leur personnage face à cette violence.
Le dimanche, le tournage a duré toute la journée.
Entre les comédiens, la "mayonnaise" avait bien pris la
veille. Un peu trop parfois, ce qui causa quelques problèmes
de concentration par moments. Mais c'était
peut-être le prix à payer pour obtenir d'eux
l'impression d'un groupe soudé, avec une certaine inertie.
C'était en tout cas notre but principal.
Boutons
et cernes
pour les comédiens. Problèmes
de peau ou maquillage?
En ce qui concernent le teint blafard et les petits boutons
d'irritation roses sur la peau, c'est du maquillage. Des militaires en
situation de guerre sont forcément fatigués et
stressés. Leur peau devait aider à traduire cette
situation. Ce fut le travail de Katty. Le dos du prisonnier
à terre lui a également valu pas mal de travail
mais le résultat en valait la peine.
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EQUIPE
Avec
par ordre d'apparition :
Un homme - Erik SEBAKHI
Un homme - Franck MONSIGNY
Un homme - Julian MANIRAHO
Une femme - Stéphanie SENECHAL
Un homme qui dit non - Loïc
LEFEBVRE
Un homme à terre - Najib TOUAHRIA
Une femme - Mélanie VIDAL
Un homme - Franck SUEDE
Un homme en voix off - Yves DENNECY
Equipe
technique :
Réalisation / Scénario - Julien DAILLERE
1er Ass. Réalisation / Cadre / Montage - Nathanaël
LE SCOUARNEC
Directeur photo numérique / Chef op - Benjamin RUFI
Directeur photo Super 8 - Emilie LACOURT
Maquillage - Katty BRAILLON
Photographe de plateau / du générique - Pierre-Alain DANIS
Making of - Bruno
"Kéro" Van RENTERGHEM
Décors/costumes/accessoires - Julien DAILLERE
Ass. décoration - Aurélie CHAMP et Isabelle
BUSIGNY
Régie - Raphaël EYBERT-BOUILLIER
Traduction (anglais) : Korre FOSTER
Sous-titrage (anglais) : Nathanaël
LE SCOUARNEC
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REMERCIEMENTS
Les
Cinéastes de la Colline
Association
GOGNOL / Hervé
LAMERRE
Maison
du Film Court (MFC)
Régie Immobilière de la Ville de Paris (RIVP) :
Gilbert ULRICH, Stéphanie AMOROS,
Dominique FOULON et Marc ZIELINSKI
AXA J-L CORNET / Delphine
RVZ
/
William
Loca-Images
/ Patrick
Emilie LACOURT
Remerciements
particuliers à :
Kristell LOZAC'HMEUR
Yannick DANGIN-LECONTE
Boris PARDON
Johan GAUTHIER
Sébastien MACCARI
Pierre et Marie LINANT-de-BELLEFONDS
Corinne SOULIE pour ses conseils avisés,
Antoine FRANGE pour sa lointaine présence.
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